18 mars 2019

Un après-midi au Musée Robert Tatin

La vie est surprenante.
C'est en ayant la subite nécessité de faire du rangement, que je suis tombée sur un tout petit bout de papier datant de 2015. Ce petit bout de papier gardé visiblement très précieusement depuis des années a survécu a de nombreux déménagements, preuve en est qu'il était important pour moi de m'y rendre, au moment juste où la vie me le dirait.
Nous sommes tellement guidés....Gratitude...






C'est avec surprise que je me suis aperçue que le musée Robert Tatin se situe à près d'1h en voiture de chez moi. Le jour arriva où je me suis sentie l'envie de m'y rendre.
Sur le chemin, une révélation, une évidence, une prise de conscience. Je pense que c'est pour cela que je devais m'y rendre : mon esprit vidé par la concentration de la route m'a permit d'entendre quelque chose d'important, que je garderai précieusement pour moi...

Mais ! Revenons à ce fameux musée, et à ce fameux personnage qu'a été Robert Tatin !


Je ne pouvais pas garder cette visite pour moi. Si vous avez la chance d'y venir, vous en prendrez plein l'âme, je peux vous l'assurer !
Toutefois, même en regardant des photos, on peut bénéficier de la puissante énergie de la symbolique sacrée émanant des différentes sculptures de Robert ;)

Ce monsieur (1902-1983) se décrivait comme un "oeuvrier". Il aimait transformer les mots pour aller encore plus profondément au fond des choses, il avait besoin de transmettre ses messages " à sa manière si particulière de voir la vie".
Un exemple : il parle d'une nature très..."naturante". Oui.
Ah...comme j'aurais bien aimé le connaitre !

Il a commencé par faire un apprentissage de 3 ans en tant que peintre décorateur en bâtiment, de 1913 à 1916. Deux ans après la fin de ses études, il partit travailler à Paris, en tant que peintre en lettres, pour dessiner, vous savez, les magnifiques typographies d'antan. En parallèle il prenait des cours du soir à l'école des beaux-arts. Oui, il était vraiment "à fond", un vrai passionné !
Quelques années plus tard, durant la guerre, il crée son entreprise de peinture en bâtiment, c'était une période prospère pour lui (oui c'est étonnant !) et cela lui a permis de voyager partout en Europe et à l'étranger, notamment en Afrique du Nord et à New York où il réside six mois.
A partir de 1946, il s'installe comme céramiste à Paris (j'ai trouvé une personne plus hyperactive que moi, dingue.) Il explore également la peinture car son art s'exprime de différentes manières au fur et à mesure de sa vie : sculpture, peinture, céramique etc.. C'est également à cette période qu'il fait de chouettes rencontres : Giacometti, Dubuffet, Caillaud, Prévert, Breton etc...Du beau monde, quoi.
En 1950; il part en voyage en Amérique du sud. Il y travaille en tant que céramiste et acquiert une renommée internationale au Brésil : il obtient le premier prix de la biennale de Sao Paulo en 1951.
En 1956, il retourne en France et s'installe à Vence, dans le sud où il se consacre désormais à la peinture. Il expose régulièrement dans une galerie à Paris et reçoit en 1961 le prix de la critique.
De part "mon art", je suis critiquée tout court, on n'a pas le même chemin ahah (rire jaune, mais rire quand même !)



En 1962, notre infatigable Robert achète une maison en ruine "La Frénouse" à Cossé-le-vivien, région de son enfance (Mayenne). Il s'y installe avec Lise, sa femme  qu'il vient de rencontrer.
Cet environnement lui permet d'exprimer son art à l'extérieur. Il crée une "archisculpture" qui deviendra le musée tel qu'on le connait aujourd'hui.

Il décède en 1983 dans sa maison et est enterré juste à l'entrée, selon sa volonté. Lise est encore de ce monde, mais n'habite plus la maison, qui fait également partie du musée, et que j'ai eu l'opportunité de visiter. On sent vraiment que l'âme de ce monsieur y est encore présente !

Robert Tatin est enterré dans le petit massif de fleurs violettes.

Allez, c'est parti, je vous emmène en ballade dans l'étrange musée de Robert Tatin, peuplé de dragons et de géants !

Robert Tatin a déposé une petite statue de la Vierge Marie dans la bouche du dragon. 

Dès l'entrée, nous sommes accueillis par une haie d'honneur. De droite à gauche, sur environ une vingtaine de mètres d'illustres personnages de l'histoire de l'art et de l'histoire "tout court" nous invitent à la beauté et à l'imaginaire, à laisser de côté le rationnel pour entrer dans un monde où l'inconscient règne en maître.

Robert Tatin a voulu rendre hommage à des personnalités qui l'ont marqué. De Vercingétorix, en passant par Jeanne d'arc, puis à Camille Claudel jusqu'à Utrillo, nous pouvons ressentir la solennité de ce que l'artiste a souhaité exprimer...

Ici, l'art de Pablo Picasso est représenté par un soleil régnant sur le monde
et les humains représentés au socle.
Entre le soleil et les humains, on aperçoit deux démons qui les détournent du divin. 


Ici, Robert Tatin a souhaité rendre hommage à Camille Claudel
plutôt qu'à Rodin au vu de l'emprise qu'il a eu sur elle durant sa vie.

Seurat est le créateur de l'art "en pointillé", appelé "pointillisme". 


Robert Tatin ou l'art de transmettre des messages spirituels

Robert Tatin, un guide spirituel incarné ?


Nous arrivons maintenant devant un dragon géant. Ces lieux nous invitent à l'ouverture d'esprit et à la pureté des sentiments. Si tel n'est pas le cas, nous nous ferons dévorer par cette imposante créature !


Le symbole de l'enseignant spirituel

A l'extérieur de la maison de Robert Tatin se trouve "le jardin des méditations". C'est un endroit qui se visite dans le sens de rotation du soleil. Au milieu se trouve un bassin d'eau, invitant à la relaxation et à la contemplation. Personnellement, en tant que personne hypersensible, je "captais" trop d'informations, les lieux épurés me conviennent mieux, de plus, il y a en ces lieux énormément de symboliques appartenant à des civilisations anciennes, c'est...particulier ! Et très inspirant..

Bali ? Et non, la Mayenne !



Tout autour du bassin il y a des galeries renfermant chacune un musée. C'est incroyablement grand ! Il y a des coins et des recoins cachés à visiter tout autour, et on ne se doute absolument pas qu'il renferment tous un musée où il y a encore de belles oeuvres à contempler...fascinant !




L'oeuvre qui m'a le plus "appelée", je trouve qu'elle ressemble à un dessin que j'ai fais lorsque j'avais 7 ans :
La couronne sur la tête, le lien entre l'incarnation (le bas du corps)
et le lien avec le divin (la baguette qui s'élève vers le ciel)



Le Divin est partout mais ici, c'est très flagrant !



Petit esprit des lieux


Voilà, notre visite spirituelle s'arrête ici...
J'espère qu'elle vous aura plus, et que j'aurais su faire honneur à la beauté de l'endroit ainsi qu'à l'art de Robert Tatin. Pour moi, cette personne a su transmettre à l'humanité la beauté de son âme. En cette période où les énergies sont puissantes, j'ai grand besoin de me connecter à la beauté de ce monde, mais également aux belles âmes qui la peuplent et qui sont (trop) souvent dans l'ombre.
Parfois, on se sent déprimé à cause des comportements d'autrui et des drames existants ici bas.
Qu'il est bon de retrouver "un peu de soi" dans la Lumière de l'autre. Gratitude !
Je vous embrasse...et merci à vous cher Robert Tatin, vous m'avez mis des étoiles dans les yeux et l'âme !

www.musee-robert-tatin.fr
La maison des champs "La Frénouse" 53230 Cossé-Le-Vivien